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Que vous fassiez vos premiers pas en littérature gay et lesbienne ou que vous cherchiez à en apprendre plus sur le sujet, La Référence a préparé pour vous une liste des questions les plus souvent posées ainsi que quelques définitions et repères historiques qui devraient vous aider à vous y retrouver. Consulter également notre liste des auteurs incontournables.

Littérature gay ou littérature homosexuelle ?
Définition de la littérature homosexuelle
Définition de la littérature gay

Qu'est-ce qui détermine si un roman est gay ou pas ?
Tous les homosexuels écrivent-ils de la littérature gay ?
 
Faut-il être homosexuel pour écrire de la littérature gay ?

La littérature gay est-elle toujours érotique ?
Petite histoire de la littérature gay, repères et chronologie.

Quels sont les genres abordés par la littérature gay ?
La littérature du sida et le roman policier
L'autofiction et la modernité


Et la littérature lesbienne ?

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 Littérature gay ou littérature homosexuelle ? Définition, caractéristiques, repères et références.

Même s’il arrive encore souvent que les mots gay et homosexuel soient employés indifféremment par la population en général, ces deux termes ne désignent pas du tout la même chose. En effet, il s’agit de deux réalités complètement différentes.

André Gide

Dans un premier temps, il faut considérer que le mot gay n'a été créé qu'en 1969, aux États-Unis, suite au mouvement de libération amorcé par les événements de Stonewal à New York. Ce terme fait référence aux homosexuels organisés en communauté et regroupés autour d’un mode de vie commun. Il sera généralisé au cours de la décennie soixante-dix en incluant avec le temps l'affirmation et la reconnaissance de ce qu'on appelle la culture gay. On peut donc difficilement employer le mot gay pour qualifier quelque chose qui remonterait avant 1969. Même si on l’entend souvent dire, il n’est donc pas correct d’associer Gide ou Cocteau, par exemple, à de la littérature gay. Ces auteurs appartiennent en fait à ce qu’on appelle la littérature homosexuelle. C’est un repère historique à ne pas perdre de vue quand on situe une œuvre ou un auteur dans la chronologie littéraire.

Bien au-delà de la simple question terminologique, il faut savoir que la littérature gay et la littérature homosexuelle sont totalement distinctes et ne se ressemblent pas. Elles n’obéissent pas aux même lois, n’ont pas les mêmes objectifs, ne procèdent pas de la même manière et n’usent pas des mêmes stratégies. Les référents ne sont pas les mêmes non plus. Bref, hormis le fait d’évoquer toutes deux l’homosexualité, elles n’ont rien en commun. Voici ce qui les caractérise.

Voir également : Littérature gaie, les années charnière ] Une question de survie ]

 

 

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Définition de la littérature homosexuelle

Jean Cocteau

La littérature homosexuelle est généralement écrite au neutre ou au il, c’est-à-dire à la troisième personne. Elle est souvent incarnée par une figure étrangère ou lointaine, qu'on ne rencontre pas autour de nous. C’est une littérature qui dans son propos et son imaginaire aime faire référence à l’histoire, notamment à l’antiquité, qu’elle soit grecque ou romaine, comme c’est le cas abondamment dans l’œuvre de Roger Peyrefitte par exemple. Le style est volontiers ambigu et flou, préférant faire appel à des images ou à des métaphores pour exprimer certaines choses plutôt que d’employer un langage trop direct. Même si ces auteurs sont tous des pionniers à qui il faut être reconnaissant aux yeux de l’histoire, il n’empêche que ces écrits sont encore marqués par une grande retenue et que tout n’est pas dit clairement. Il y a encore une certaine réticence à nommer trop ouvertement. C'est ainsi qu'André Gide parle de l’onanisme pour désigne la masturbation. Le lexique est volontairement un peu élitiste. On est entre gens du monde. Le langage est souvent un peu codé. On utilise le fantasme, la poésie, les périphrases, les métaphores. Enfin, la littérature homosexuelle se situe presque toujours dans une sorte d’ailleurs qui ne ressemble jamais au quotidien ordinaire : les marins et les prisons pour Genet, les ambassades et l’antiquité pour Peyrefitte, etc. L’homosexualité est ainsi présentée plutôt comme une sorte de fantasme et non comme une réalité concrète. On est loin de toute revendication. On se contente d’illustrer. Ce sont des univers non-menaçants pour les hétéros car présentés d’emblée comme hors norme ou en marge. C’est loin du réel. Sur le plan de l’homosexualité, ce n’est pas d’une franchise absolue. Il n’y a pas de devoir d’authenticité. Les auteurs prennent parfois des libertés face à leur propres expériences, ils se cachent un peu. Plusieurs points peuvent rester dissimuler (notamment ce qui concerne l’acte sexuel en tant que tel, certains faits trop audacieux, les sentiments trop explicites, etc.). En fait, en ce qui concerne l’homosexualité, personne ne se sent tenu à quoi que ce soit. Il n'y a pas d'objectif collectif. Les grands auteurs homosexuels de la littérature homosexuelle française sont certainement Gide, Cocteau, Peyrefitte, Genet, Martin du Gard, Jouhandeau

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Définition de la littérature gay

Roger Peyrefitte

Animée par une forte volonté de se renouveler et de s’affirmer comme un genre à part entière, la littérature gay pour sa part prend presque systématiquement le contre-pied de tout ce qui définit la littérature homosexuelle. D’abord, elle s’écrit au je et affiche dans son ton une impudeur proche de l’exhibitionnisme. Le vocabulaire n’a pas peur d’être cru. Le genre préféré de la littérature gay est le récit autobiographique, le journal ou l’auto-fiction. Il y est beaucoup question de soi, de sa vie, mais aussi surtout de sa sexualité et de ses amours. En France, les grands représentants de cette littérature sont certainement Guillaume Dustan et Érik Rémès. La littérature gay a ceci de particulier qu’elle s’inscrit dans un courant international et s’autoréférence volontiers, renvoyant notamment aux particularités de la communauté gay, aux mouvements gays, à l'histoire et aux textes des autres. Les auteurs de cette littérature se connaissent au delà des frontières. Ils sont en relation et s’influencent mutuellement. Ils aiment se mettre en scène eux-mêmes ainsi que leur petit monde. De par sa force et son originalité, la littérature gay a ouvert la voie à toute une nouvelle génération d’auteurs hétéros qui ont adopté à leur tour une liberté de ton et de propos totalement nouvelle.

 

Jean Genet

Historiquement, on considère que Yves Navarre est l’auteur charnière qui a marqué dans la francophonie la frontière entre la littérature homosexuelle et la littérature gay. Navarre parlait l’anglais et avait vécu à New York, il y avait des amis et a ramené en France certains de leur points de vue entraînant ainsi les débuts de la littérature gay, notamment par une franchise de ton qui repoussait les frontières habituelles de l’époque.

Cela dit, il va de soi que tous les auteurs homosexuels n'ont pas forcément écrit de la littérature gay une fois passé le cap historique de 1969. En effet, plusieurs écrivains comme Dominique Fernandez sont restés sur un mode beaucoup plus classique et n'ont pas pris le tournant de l'autofiction. À l'inverse, de véritables précurseurs comme Tony Duvert ou Renaud Camus ont su bouleverser le mode narratif et aborder la question de la sexualité sur un mode totalement différent et novateur bien avant Stonewall.

Voir également :

Hommage à Guillaume Dustan ] Érik Rémès, le héros
Yves Navarre : Le Petit Galopin de nos corps / Un condamné à vivre s'est échappé ] Dominique Fernandez : Jeremie ! Jeremie ! ] Tony Duvert : Un anneau d'argent à l'oreille ]

 
 
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 Qu'est-ce qui détermine si un roman est gay ou pas
 Tous les homosexuels écrivent-ils de la littérature gay ? Faut-il être homosexuel pour écrire de la littérature gay ?

Yves Navarre

Dès qu'il s'agit de déterminer si un roman est gay ou pas, homosexuel ou pas, c'est bien entendu le contenu de l'oeuvre qui est pris en compte, c'est-à-dire le propos, les situations, les personnages, et non au grand jamais l'orientation sexuelle de l'auteur. Ainsi, il peut très bien arriver qu'un auteur gay ou homosexuel écrive une oeuvre tout à fait hétérosexuelle, c'est même très souvent le cas, soit parce que l'auteur n'assume pas ce qu'il est, soit parce qu'il tient à dissimuler sa vie privée par peur des conséquences ou réactions extérieures, soit pour des raisons économiques parce qu'il a conscience qu'un roman gay se vend toujours moins bien qu'un roman hétérosexuel et rencontre moins de succès. 

Dans l'autre sens, il arrive aussi qu'un auteur parfaitement hétérosexuel produise une oeuvre gay ou homosexuelle. C'est le cas par exemple d'Alain Absire (Alessandro ou la guerre des chiens / Deux personnages sur un lit avec témoins).  Plus complexe encore, on trouve également des femmes hétérosexuelles qui produisent une oeuvre gay (Françoise Bouillot, La Boue), des hommes hétérosexuels qui produisent une oeuvre lesbienne, des lesbiennes qui écrivent une oeuvre gay (les exemples les plus connus étant très certainement Marguerite Yourcenar avec Mémoire d'Hadrien et Le Coup de grâce, ou Marie-Claire Blais avec Les Nuits de l'Underground). Tout est possible ! Donc, à la question « est-ce que tous les homosexuels écrivent de la littérature gay ? », la réponse est bien évidemment : non. De même, à la question « faut-il être homosexuel pour écrire de la littérature gay ? », la réponse sera également non.

Voir également : 
Écrire gai (neuf témoignages d'écrivains gays) ] Nicole Brossard : Baiser vertige (Anthologie des meilleurs titres gais et
lesbiens du Québec) ] André Roy : Le Rayon rose (anthologie d'auteurs gays) ]

 

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  Et la littérature lesbienne ? Repères historiques et références.

Marie-Claire Blais

Même si elle est tout aussi dynamique, talentueuse et diverse, la littérature lesbienne ne s'est pas inspirée des mêmes dates ou repères que la littérature homosexuelle. Elle a suivi sa propre évolution, distincte, selon sa propre histoire, répondant à des impératifs différents, et visant ses propres objectifs. C'est ainsi que certains genres sont communs à la littérature gay et lesbienne, comme le polar ou l'érotisme, mais pas forcément tous. Comme il se doit, la littérature lesbienne a ses propres modèles, ses classiques et ses légendes. Elle a aussi ses figures de proue et ses militantes. Parmi les écrivaines lesbiennes les plus connues de la francophonie citons en vrac Monique Writting, Marie-Claire Blais, Geneviève Pastre, Elulla Perrin, Hélène de Montferrand, Cy Yung, Violette Leduc, etc...

Historiquement, on dit que le personnage de la lesbienne telle qu'on la connaît aujourd'hui est entrée dans le roman français avec La Religieuse de Diderot (publié en 1796). Jusqu'en 1926, elle est créée et recréée presque exclusivement par des hommes qui modèlent leurs personnages sur Margarita, l'héroïne de La Fille aux yeux d'or de Balzac, et sur Mademoiselle de Maupin de Gautier, pour en faire des femmes menaçantes pour la virilité collective. C'est seulement à partir de 1930 que les expériences littéraires lesbiennes sont prises en charge par des auteurs femmes qui en explorent d'abord les secrets, les misères et les oppressions, comme le fait Radcliffe Hall ou xxxx . par la suite, des auteures plus actuelles comme Nina Bouraoui ou Jocelyne François ouvrent la littérature lesbienne sur la vie quotidienne dans toute sa variété.

Voir également : Nina Bouraoui : Mes Mauvaises Pensées / Prix Renaudot ] Geneviève Pastre : Une femme en apesanteur / Vis à vis ]

 

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 La littérature gay est-elle toujours érotique ? 
  Petite histoire de la littérature gay, repères et chronologie.
Quels sont les genres abordés par la littérature gay ?

Érik Rémès

Pendant des décennies, la littérature homosexuelle a surtout illustré ce qui différenciait les homosexuels des autres, leur espace secret voire interdit, c'est-à-dire la sexualité et ses pratiques. Et il en fut ainsi jusqu'à très récemment encore. De là est née cette conception que la littérature homosexuelle est associée au sexe, qu'elle n'est composée que de scènes de baise et qu'il s'agit de textes qu'on lit « d'une seule main », sous-entendu qu'on se masturbe en même temps. L'écrivain Edmund White nous donne une bonne idée de la considération que les auteurs avaient pour la littérature gay encore tout récemment quand il explique dans son livre La Bibliothèque qui brûle : « Quand la première conférence littéraire gaie européenne se tint à Londres, il y a quelques années, pas un seul écrivain français de sexe masculin n'accepta d'y participer; tous trouvaient insultant le sobriquet écrivain gai ». (p. 198.)

Si cette vision s'est justifiée pendant longtemps, il faut savoir que la littérature homosexuelle s'est aujourd'hui largement diversifiée. En prenant le virage de  la littérature gay notamment, la littérature homosexuelle a peu à peu introduit de nouvelles préoccupations dans ses textes. Dès les années 50, l'apparition du militantisme crée de nouveaux débats, un élan contestataire surgit et tout est remis en question. La littérature s'empare de ces nouveaux sujets et se fait militante à son tour. Les auteurs américains sont les plus représentatifs de ce mouvement qui a transformé la littérature un véritable outil de communication et de conscientisation. C'est au point que plusieurs d'entre eux décident de s'organiser en véritable mouvement et fondent en 1979 The Violet Quill, un regroupement d'écrivains gay qui se reconnaissent dans une démarche et des objectifs communs. Ils veulent écrire pour se souvenir, pour raconter l'histoire avec un grand H, comme le fait Felice Picano dans Like people in history, dont le titre à lui seul est déjà particulièrement représentatif de ce courant. Dans la francophonie, l'Union des écrivains gais, fondée à Montréal par Pierre Salducci et Robert Gray, reprend d'une certaine manière le principe de The Violet Quill et jouera un rôle quasi similaire.

Voir également :  The Violet Quill (en anglais) ] Union des écrivains gais ] Felice Picano : Nous étions l'histoire en marche ] Edmund White : Mes dix vies ]

 

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La littérature du sida et le roman policier

Érik Rémès

Les années 80 vont imposer une autre thématique à la littérature gay avec l'apparition et la généralisation du sida, qui deviendra un thème quasi récurent de tous les textes gays pendant les 15 à 20 ans qui vont suivre. En France, le plus représentatif du courant du sida est très certainement Hervé Guibert. Le fait de tomber si gravement malade a complètement changé la donne dans la vie de cet artiste homosexuel et relativement discret sur la question. Car une fois qu'il s'est su condamné, son ton, ses préoccupations, son regard, tout a changé en lui comme dans son oeuvre, et très rapidement. Des textes comme À l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie et Cytomégalovirus, ouvrent des portes dans l'histoire de la littérature française. L'auteur dispose d'une liberté de ton que seul un condamné à plus ou moins long terme peut se permettre. Son statut de « presque mort » le protège. Du coup, livre après livre, il ira le plus loin possible, jusqu'au bout, et ses écrits continueront à paraître même plusieurs années après sa disparition. Du fait de son sida et de sa médiatisation, Hervé Guibert reste très certainement un des auteurs ouvertement homosexuel le plus lu de l'histoire de France. Un véritable phénomène. Mais la littérature du sida connaîtra d'autres succès comme Vincent Borel, Pascal de Duve, et bien sûr Cyrile Collard.

Malgré le fléau qui frappe la communauté, la littérature gay continue d'explorer d'autres domaines et s'aventure dans des genres qu'elle n'avait jamais osé toucher auparavant comme par exemple le policier. Un peu de distraction peut être bienvenue pour se changer les idées au cours de toutes ces années noires. Là encore, ce sont les Américains qui ouvrent la voie avec des auteurs comme Joseph Hansen, Dan Kavanagh, Frank Goyke, jusqu'à Michael Nava aujourd'hui. Dans la francophonie, il faut signaler que ce sont surtout les femmes qui s'illustrent dans ce domaine et avec brio. On pense par exemple à Maud Tabachnik, Danielle Charest, Val McDermid, etc.

Voir également : Polar lesbien ] Maud Tabachnik : J'ai regardé le diable en face ] Michael Nava : Sous une pluie de flammes / L'Art du thriller ]

 

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L'autofiction et la modernité

Hervé Guibert

Au tournant des années 90, la littérature gay va s'engouffrer massivement dans un nouveau genre en découvrant l'autofiction. Cette façon d'écrire sur soi en se mettant en scène tout en se réservant le droit de prendre des libertés face à la réalité va tout simplement enchanter les gays qui, depuis la littérature du sida, ont pris goût aux aveux, confessions et autres explorations de soi-même. Les  illustrateurs les plus assidus de cette littérature gay autofictionnelle sont très certainement Guillaume Dustan et Erik Rémès pour les hommes et Christine Angot pour les femmes, même si au cours des années 90 et 2000, c'est presque tous les auteurs de cette littérature qui y auront recours d'une manière ou d'une autre, donnant ainsi à la littérature gay la forme et les caractéristiques qui la définissent le plus aujourd'hui et qu'on utilise pour la définir. Cela dit, il ne faut pas perdre de vue que la littérature gay et lesbienne a aussi abordé bien d'autres genres avec le temps  comme le roman psychologique, la science fiction (dont l'auteur le plus représentatif est certainement Francis Berthelot), le fantastique, la poésie, le théâtre et autre...

Au terme de ce très rapide survol, on se rend donc compte que la littérature gay est loin de s'être cantonnée dans un seul genre comme bien des gens le pensent encore trop souvent. Dans les faits, comme toute littérature, elle a envahi de nombreux champs de la création et de l'imaginaire collectif ou individuel, elle a suivi les courants de sa propre histoire et de celle des membres qui la composent, et s'est essayée à divers styles ou formes. Enfin, et peut-être surtout, elle témoigne, elle reflète, elle fait acte de mémoire pour garder vivant le quotidien d'une communauté qui n'a pas toujours eu accès à la parole et à la visibilité. Ce faisant, la littérature gay et lesbienne fait preuve de modernité et s'inscrit tout naturellement aux côté des autres genres et expressions littéraires actuels.

Voir également : L'autofiction ] Science fiction et homosexualité ] Fantastique et homosexualité ]

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