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Bienvenue et merci de votre visite ! Les 10 meilleurs titres lesbiens Auteurs cités - de M à Z Conseil québécois des gais et lesbiennes
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Les incontournables de La Référence
La Référence a sélectionné pour vous une liste d'auteurs incontournables en littérature gay et lesbienne. N'ont été retenus que des auteurs qui ont véritablement donné naissance à une oeuvre et qui consacrent leur vie à l'écriture. De plus, il s'agit d'une sélection essentiellement francophone, même si les incontournables en langue étrangère sont également mentionnés. Chez les hommes, comme chez les femmes, sept noms se sont imposés d'eux-mêmes. Un choix signé Pierre Salducci.
Puisque La Référence se consacre en priorité à la littérature francophone, la liste ci-dessous se limite volontairement aux auteurs qui écrivent en français. Il faudrait pourtant ajouter à ces incontournables des auteurs de langue anglaise comme Felice Picano, David Leavitt (l'inoubliable créateur du Language perdu des grues), Edmund White (qui en plus d'avoir produit une oeuvre magnifique et bouleversante, est certainement un des auteurs américains qui a le plus réfléchi la littérature gay, signant avec La Bibliothèque qui brûle un des meilleurs ouvrages de référence à ce sujet) et enfin le grand précurseur britannique que fût l'exceptionnel E.M. Forster devenu aujourd'hui la source la plus classique de nos lettres. Ci-dessous
une fiche de présentation des auteurs : Roger Peyrefitte
Bien
sûr, c’est ringard, c’est précieux, c’est plein de références qu’on
ne comprend plus forcément, comme un récit d’un autre temps, mais c’est
aussi un des auteurs français les plus doués et les plus audacieux de son
époque. Roger Peyrefitte n’a jamais eu peur de placer l’homosexualité
au cœur de son œuvre, allant même jusqu’à intégrer une partie du discours
militant gay américain ce que très peu de ses contemporains ont osé faire. Voir également : Portrait de Roger Peyrefitte ] Définition de la littérature homosexuelle ] Tony Duvert
Attention, scandale ! Dès la fin des années 60 et tout au long des années 70, soutenu par le courant de la libération sexuelle, Tony Duvert va s’aventurer avec succès dans des chemins que la littérature n’avait encore jamais osé explorer. Il revendique un nouveau rapport au corps et à la sexualité, et prône une nouvelle éducation, surtout pour les garçons. Tony Duvert possède une liberté de ton et de propos que la littérature française ne retrouvera jamais après lui. Son livre Paysage de fantaisie lui vaut une telle estime publique qu’il reçoit le prestigieux Prix Médicis en 1973. Aucun roman gay ne recevra jamais un pareil accueil par la suite. L’œuvre est passionnante et diversifiée. Pendant des années, Tony Duvert réécrit ses livres au fur et à mesure qu’ils sont réédités et nous livre chaque fois des versions peaufinées, révisées, améliorées. Il publie presque toute sa vie aux éditions de Minuit, ses textes sont souvent déconstruits, et s’inscrivent volontiers dans la mouvance du nouveau roman. Sur le tard, il change de ton et de sujet et publie de petits livres plus ou moins artisanaux chez Fata Morgana avant de disparaître totalement de la circulation. Il meurt seul, amer et misanthrope en juillet 2008 à Thoré-la-Rochelle, près de Vendôme, dans le Loir et Cher. Son corps sans vie ne sera retrouvé qu'un mois plus tard par des voisins inquiets de voir la boîte aux lettres de sa maison déborder. Voir également : Un anneau d'argent à l'oreille (roman) ] Définition de la littérature gay ] Tony Duvert meurt seul et amer ]Renaud Camus
Auteur français, né à Chamalières en 1946, résidant à Plieux depuis 1993. Il est notamment l'auteur d'un journal tenu depuis 1985, publié année par année et dans lequel il se met lui-même en scène, ouvrant ainsi la porte à l’autofiction et à la littérature gay. Il se fait connaître dès les années 70, notamment avec Tricks, qui reste certainement une de ses œuvres les plus marquantes. C’est un auteur extrêmement prolifique et qui publie beaucoup, au risque de passer parfois un peu inaperçu. En 1997, son livre de chroniques P.A. (petites annonces) crée l’événement et lui permet d’occuper à nouveau le devant de la scène littéraire. Malgré ces succès et même s’il est très considéré et respecté en tant qu’auteur, Renaud Camus n’est jamais parvenu à atteindre la popularité de certains de ses contemporains et reste souvent perçu comme élitiste, intellectuel, marginal ou peu accessible. Il n’empêche qu’on lui doit beaucoup et que plusieurs de ses livres méritent le détour.
Haut de la page ]Yves Navarre
On dit de lui qu’il a servi de transition entre la littérature homosexuelle et la littérature gay en France, c’est assurément un écrivain intransigeant qui a ouvert la voie a toute une génération d’auteurs gays francophones actuels. Si l’oeuvre a eu tendance à se répéter et à perdre en puissance après l’obtention du prix Goncourt, la première période (les années 70 jusqu’en 80) est absolument remarquable. Des romans comme Portrait de Julien devant la fenêtre, Je vis où je m’attache, Le Petit Galopin de nos corps, Les Loukoums, Le Temps voulu, Le Jardin d’acclimation, Kurvenal ou la part des choses, et Le Cœur qui cogne sont de véritables classiques et souvent de purs bijoux. Malheureusement, le manque total de soutien et de reconnaissance du milieu littéraire français et parisien, la fatigue et le désespoir qui en ont découlé, ont entraîné le suicide de cet auteur en 1994. Yves Navarre est également l’auteur de pièces de théâtre, de poésies et de chansons. Voir également :
Jean-Paul Tapie
Un
parcours exceptionnel et sans faute, presque entièrement consacré à la
littérature gay. Un illustrateur magnifique du désir homosexuel et de la lutte
contre l’homophobie. Un don pour la narration, le suspense et la mise en
scène rarement égalé chez ses contemporains francophones. On retiendra
surtout un de ses premiers romans Le Désir du Cannibale, mais aussi des
œuvres fortes comme Un Goûter d’anniversaire, Les Dix Petits Phoques,
Le Cirque de la solitude, Le Fils de Jean ou Fanchette. À
noter que Jean-Paul Tapie est également l’auteur d’une série de
romans érotiques sous le pseudonyme de Zaïn Gadol.
Voir également :
Guillaume
Dustan
L’illustrateur par excellence de la littérature gay et de l’autofiction, en France comme dans la francophonie. Une oeuvre marquée par le désir d’aller plus loin et de travailler autant la forme que le fond. Le style et la construction revendiquent l’influence de Bret Easton Ellis ou de Denis Cooper. Chaque roman est un concept en soi et une prouesse littéraire. Mais là encore, l’obscurantisme des élites et des médias française, avec en tête la presse gay et le journal Têtu, s’est acharné sur cet auteur jusqu’à provoquer son suicide en 2006. Sa trilogie romanesque Dans ma chambre, Je sors ce soir et Plus fort que moi reste d’une qualité inégalée et personne n’a été capable de reprendre le flambeau après lui. En plus de son œuvre littéraire, Guillaume Dustan a joué un rôle essentiel en tant qu’éditeur et que provocateur. Au cours des années 90, il fonde et dirige la collection Le Rayon Gay, première du genre en France, qui a permis la découverte de nombreux nouveaux talents dont Érik Rémès, Laurent Herrou, Pier Angelo Polver, Christophe Moraux. Depuis la disparition de Dustan, la littérature gay française attend toujours une relève, un personnage aussi doué, impliqué, conscientisé, et visionnaire que lui, capable de reprendre en main ce secteur en lui donnant une nouvelle impulsion. Voir également : Hommage à Guillaume Dustan ] Écrire gai (neuf témoignages d'écrivains gays) ] Qu'est-ce que l'autofiction ? ] Érik Rémès
Révélé par Dustan, un peu moins littéraire que lui mais tout aussi important, Érik Rémès s’est imposé au cours tournant des années 2000 comme un des seuls auteurs gays français capable de révolutionner la vision de l’homosexualité. Rémès pose sur la communauté gay un regard de sexologue, de sociologue et de psychologue. Choc des idées garanti. On retiendra son goût prononcé pour le morbide et la provocation. Un talent à la hauteur des réactions hostiles qu’il a suscitées contre lui. Ses romans Je bande donc je suis, Le Maître des amours et Serial Fucker, journal d’un barebacker constituent une trilogie novatrice et audacieuse qui a fait de cet auteur un des principaux représentants de l’autofiction en France. Tout comme quasiment tous les grands créateurs gays du pays, Érik Rémès a été mis au ban de la communauté gaie française, jugé et condamné par un petit groupuscule d’individus qui détient le pouvoir dans le médias gays. Érik Rémès a également publié une série de guides portant sur la sexualité. Un auteur à suivre malgré la controverses, voire même surtut grâce à elle.
Voir également :
Puisque La Référence se consacre en priorité à la littérature francophone, la liste ci-dessous se limite volontairement aux auteur qui écrivent en français. Il faudrait pourtant ajouter à ces incontournables des auteurs de langue anglaise comme Sandra Scoppetone, la spécialiste du roman policier lesbien, Marguerite Radclyffe Hall, la pionnière britannique devenue la classique des classiques, sans oublier la très littéraire Virginia Woolf ni le phénomène Sarah Waters, mais aussi des auteures hispanophones comme Isabel Franc alias Lola Van Guardia, en Espagne, ou Suzana Gusner en Argentine, et enfin AnneMarie Schwarzenbach, auteure suisse de langue allemande.Ci-dessous
une fiche de présentation des auteures : Monique Wittig
Disparue en 2003 à l'âge de 67 ans, injustement méconnue en France, cette grande auteure féministe et avant-gardiste a dû s'exiler aux États-Unis pour mener son oeuvre à bien. Linguiste, dramaturge, poète et intellectuelle, ses écrits ont eu un formidable retentissement sur la théorie féministe mais aussi sur la communauté gay et lesbienne dans le monde entier. En 1964, elle publie L'Opoponax, qui obtient un grand succès dès sa parution et reçoit le Prix Médicis. En 1973, elle signe Le Corps Lesbien, dans lequel elle exalte l'amour physique entre femmes loin des clichés des écrivains masculins et de leurs fantasmes, un livre qui fit scandale ! Enfin en 2001, elle sort un de ses livres les plus importants, La Pensée straight (comprendre La Pensée hétéro), une série d'essais qui suscitent réactions et débats politiques, tout en restructurant les groupes féministes et lesbiens américains. De par le monde, de nombreuses conférences, thèses, et études sont consacrées en permanence à Monique Wittig. Une référence incontestable. Voir également : Portrait de Monique Wittig : la pasionaria du monde lesbien ]Élula Perrin
Figure mythique du milieu lesbien depuis les années 60 jusqu’à son décès, Elula Perrin est morte le 22 mai 2003, des suites d'une longue maladie. Elle se fait connaître en 1969 en ouvrant le Katmandou, rue du Vieux-Colombier à Paris, une discothèque destinée essentiellement aux femmes et qui deviendra le haut lieu lesbien de la capitale. Femme d'affaires, mais aussi femme engagée et femme de lettres, elle publie en 1977 son fameux Les Femmes préfèrent les femmes, une autobiographie romancée devenue livre culte presque aussitôt et dont le titre claque comme une gifle magistrale à la face du monde hétérosexuel à une époque où l'homosexualité est encore pénalisée par la loi. Elle signa par la suite entre autres les volumes Mousson de femmes, Coup de gueule pour l'amour des femmes, Bulles et noctambules, Alice au pays des femmes, l'Eurasienne et Un amour, deux femmes (avec Louna Borca). Elle produit non seulement des romans d'amour et d'émancipation (certains non dénués d'un aspect historique), des nouvelles et des essais mais aussi des romans policiers, comme : Va y avoir mistral, ou L'Habit ne fait pas la nonne, et Ne tirez pas sur la violoniste, ces deux derniers écrits en collaboration avec Hélène de Montferrand. Son succès Les Femmes préfèrent les femmes a été réédité en 2002.Voir également : Élula Perrin, une vie en héritage ]Maud Tabachnik
La reine du roman noir à la française, Maud Tabachnik a réussi l'équilibre parfait entre le militantisme et le divertissement, le plaisir et l'éveil des conscience. On lit ses romans pour les causes qu'elle défend, pour ses personnages gais ou lesbiens, pour son ton si particulier et ses intrigues habilement ficelées. Petit bout de femme originaire du midi de la France et au caractère bien trempé, Maud Tabachnik possède une technique narrative impeccable, doublé d'un sens des dialogues et des situations rarement égalé en France. Avec elle, on joint l'utile à l'agréable, l'intelligence au grand frisson, sans jamais rien renier. Et cela dure depuis des années maintenant... Un tour de force, vraiment ! J'ai regardé le diable en face ] Haut de la page ]Geneviève Pastre
Agrégée
de grammaire, poète, essayiste, dramaturge, chercheuse indépendante, Geneviève
Pastre a publié de nombreux recueils de poèmes, des textes expérimentaux,
des essais et articles sur divers sujets. Entrée en militantisme à la fin des
années soixante-dix, on la trouve au sein des mouvements Lesbiennes
féministes, qui succèdent immédiatement aux Gouines rouges, ainsi
que dans l’association Choisir la cause des femmes. Au début des
années 80, elle assure la présidence de Fréquence gaie pendant deux
ans, elle anime également les émissions Voyage en grande Lesbianie et Voyage
en haute Lesbianie, qui portent sur les écrivaines lesbiennes du début du
siècle, avant de démissionner avec fracas pour dénoncer la nouvelle
orientation de la radio qui lui a fait perdre tout contenu identitaire. En 1989,
Geneviève Pastre devient éditrice et crée le première maison
d'édition lesbienne, les éditions Geneviève Pastre. En tant qu’auteure,
ses titres les plus remarqués sont certainement De l'amour lesbien et Une
Femme en apesanteur qui restent des références absolues sur la pensée
lesbienne en France, à la fois reflets de la réalité, réflexions et parcours
personnel.
Voir également : Marie-Claire
Blais
Marie-Claire
Blais Certainement
une des auteurs québécoises les plus brillantes et reconnues, Marie-Claire
Blais se distingue par une littérature qui couvre à la fois les gays et
les lesbiennes, parfois séparément (Les Nuits de l'Underground est
lesbien tandis que Le Loup est gay) et parfois ensemble (comme dans Soifs,
et les deux autres romans qui complètent la trilogie), comme animée par la
volonté de constituer avec le temps une véritable fresque humaine. Timide et
très discrète, Marie-Claire Blais est une grande observatrice qui
retranscrit la condition des êtres de son époque dans une langue travaillée,
sensible et originale, allant jusqu'à adopter une forme parfois difficile. Mais
Marie-Claire Blais, c'est surtout une vie entière vouée à l'écriture
et une carrière saluée par de nombreuses distinctions québécoises,
françaises et internationales. Marie-Claire Blais a abordé très tôt
le thème de l'homosexualité dans ses livres, ne cachant rien de sa propre vie
sentimentale, mais elle aborde également beaucoup d'autres thèmes comme la
peine de mort, la responsabilité des savants, les ravages de la drogue, le
sida, la fascination et l’aliénation produites par les jeux vidéo. Selon Elaine
Audet qui lui a consacré un ouvrage en 2001, Marie-Claire Blais mène
le long combat de la conscience contre l’ignorance et de la solidarité contre
le cynisme, la soif guerrière de pouvoir et le profit.
Voir également :
Hélène
de Montferrand Hélène
de Montferrand Hélène
de Montferrand
Auteur Voir également :
Violette
Leduc
Auteure
française : [ en construction ]
Voir également :
La Référence,
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en chef :
Pierre Salducci
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