Bienvenue et merci de votre visite !

Par où commencer  ?

FAQ

Présentation

Nous contacter

S'abonner 
à la lettre d'info :
 

Magazine

Accueil

Sommaire

Éditorial

Agenda

Nos choix

Les  incontournables

Les 10 meilleurs titres gais

Les 10 meilleurs titres lesbiens

Archives

Auteurs cités 
- de A à L

- de M à Z

Numéros parus

Liens

Sites auteurs gays

Sites auteures lesbiennes

Librairies

Maisons d'édition

Nous connaître

Vidéo

Collaborateurs

L'avis des professionnels

Contact

Abonnez-vous gratuitement

Echange de bannières

Conseil québécois des gais et lesbiennes

 

La Référence est une initiative privée et non subventionnée qui ne peut survivre sans votre soutien. Cliquez sur le lien ci-dessous pour nous aider et nous faire parvenir le montant de votre choix grâce au système de paiement facile et sécuritaire de PayPal. D'avance, merci !

 

Septembre / octobre 2005 - Numéro 29 - 3e année ©

 

Au sommaire de ce numéro :

 

 

Acheter les livres en ligne


 


Augusten Burroughs court avec des ciseaux
par Pierre Salducci

Né en 1965 à Pittsburgh, en Pennsylvanie, Augusten Burroughs, écrivain et journaliste, a grandi dans l'ouest du Massachusetts et vit aujourd'hui à New York. Courir avec des ciseaux, son premier livre, est resté plus de 70 semaines dans le classement des meilleures ventes du New York Times. Une adaptation cinématographique de cet ouvrage, produite par Brad Pitt et avec Julian Moore et Brian Cox en tête d'affiche, et à laquelle Augusten Burroughs lui-même a collaboré, sortira sur les écrans en 2005 aux États-Unis. La traduction de son deuxième livre Dry, également un best-seller outre Atlantique, est actuellement en cours. Un troisième titre, Magical Thinking, est déjà paru depuis aux États-Unis. Courir avec des ciseaux a reçu le Prix des lectrices de Elle Magazine US en 2002 et, à n'en pas douter, ce prestigieux parcours est certainement la principale voire l'unique raison qui a poussé les éditions Passage du Marais à publier la traduction française de ce volume qui ne présente malheureusement aucun intérêt.

Présenté par l'éditeur tantôt comme un «ouvrage» et tantôt comme un «livre» sans catégorie précise, Courir avec des ciseaux n'est ni un roman ni un recueil de chroniques et n'appartient en fait à aucun genre littéraire connu. Il s'agit là visiblement d'une sorte d'arnaque éditoriale, un produit autobiographique fourre-tout qui ne doit son existence qu'à la célébrité de son auteur - qui travaille comme par hasard pour plusieurs magazines internationaux et publie chaque mois une chronique soi-disant très attendue dans la revue Details - à moins que ce ne soit l'épreuve de la traduction qui lui ai fait perdre toute substance. Quoi qu'il en soit, on assiste là à un enchaînement de courts chapitres, dépourvus de toute intensité ou de progression narrative, qui mettent en scène l'auteur lui-même aux prises avec une mère poète et névrosée tout au long de son adolescence. Celle-ci n'ayant cure de s'occuper de son petit Augusten remet l'existence de son fils entre les mains d'un médecin aussi fou qu'elle, le Dr Finch, qui deviendra du même coup le tuteur légal et guide spirituel de l'adolescent. Le jeune garçon, dont le seul rêve est d'ouvrir un salon de coiffure, se retrouve dès lors à évoluer dans un environnement hors-norme, sans repères ni bon sens, où l'on trouve normal par exemple de manger de la nourriture pour chiens. Il côtoie ainsi au quotidien tout un petit monde de dégénérés qui comprend à la fois les filles du fameux médecin et plusieurs de ses patients qui rôdent autour de son cabinet, quand ils n'habitent pas tout simplement la maison familiale. Parmi eux, un certain Neil, âgé de 33 ans, qui ne trouve rien de mieux à faire que d'abuser sexuellement de l'adolescent de 13 ans. Pendant ce temps, les filles du médecin détruisent les murs de la maison à coup de pioche tandis que la petite famille lit l'avenir en observant les étrons du patriarche dans la cuvette des toilettes.
Au fil des pages de ce livre qui s'éternise à n'en plus finir, on cherche désespérément l'intérêt d'un récit aussi navrant qui donne bien plus envie de pleurer que de rire. Il s'agit là encore une fois d'une de ces nombreuses histoires de médecins fous à la Dr Folamour comme les aime les Américains, mais qui ne passe pas la barre de l'exportation. Les titres des chapitres répondent aux doux noms de «Comment se faire cracher dessus en public» ou «Les joies du sexe - version prépubère». Et comme si ce n'était pas assez, l'écriture est totalement dépourvue du moindre style, ça ne décolle jamais et on s'ennuie ferme du début jusqu'à la fin. Un critique du Los Angeles Times a paraît-il réussi à trouver ces confidences «hilarantes» et on se demande vraiment comment il a fait. À fuir absolument. Les personnes intéressées à découvrir les aventures de jeunes gays américains dans les dernières décennies auraient plutôt tout intérêt à lire de vrais maîtres du genre comme Edmund White (La Tendresse sur la peau, Un jeune Américain), Michael Cunningham (De chair et de sang) ou Felice Picano (Nous étions l'histoire en marche).

Acheter ce livre chez Adventice.com

                        revenir au sommaire ]



L'intrépide Bruno Bisaro
par Jean-Sébastien Vallée

Auteur dramatique, poète, comédien et artiste rock, premier prix de poésie des Octaviennes et des Gémeaux 2000, Bruno Bisaro vient de publier son premier recueil de poésie aux éditions Geneviève Pastre. Cet ouvrage d’un jeune auteur originaire de l’Italie du Nord regroupe des poèmes écrits entre 1986 et 2003.

Même s'il aime se mettre lui-même en scène tout au long de son ouvrage, Bruno Bisaro ne cesse d'afficher ses nombreuses références qui vont de la chanson au cinéma en passant bien sûr par la poésie et la littérature, d'hier ou d'aujourd'hui, d'Europe ou d'Amérique. Il rend ainsi hommage à des talents aussi hétéroclites que ceux de Bob Dylan, Edgar Allan Poe, Arthur Rimbaud, Yves Simon, Vladimir Maïakovski, Pier Pablo Pasolini, Mano Solo, Jean-Luc Godard et Wladyslaw Znorko. Résultat : des poèmes audacieux et aux tons multiples. Audacieux dans la mesure où l’auteur revendique l’existence de l’art gai au même titre, affirme-t-il, que l’art sacré ou profane, ou encore l’art culinaire. Audacieux également dans la panoplie de thèmes qu’ils abordent : la sexualité gaie (dans Louis XIV et la drag queen), la séropositivité (dans Le sonnet séropositif) ou la liberté sans contrainte quelconque (et ce tout au long du recueil).
L’intrépide Bruno Bisaro se divise en cinq sections. Les poèmes de la première partie, qu'il appelle Les Poèmes primitifs, correspondent aux fragments du journal intime de Bruno Bisaro. On retrouve ici des textes antérieurs à 1998 : des textes doux aux accents amoureux (à applaudir, le poème Le départ, une très belle histoire d’amour entre un capitaine et un matelot) qui préparent le lecteur pour la suite du recueil, au discours plus revendicateur. Dans la deuxième partie, Horizon vertical, le poète s'oppose au roman naturaliste. En proposant une vision à partir d’une thématique gaie, il défend l’idée qu'il est impossible de perpétuer le langage baroque dans la littérature contemporaine.
Bruno Bisaro se crée un monde parallèle et un langage singulier qui se manifestent particulièrement dans la troisième et quatrième partie. Avec des poèmes comme «La Mort de Bruno Bisaro», «Les arbres», «Portrait d’un écrivain» ou «Portrait d’une féministe», Bisaro questionne sa vie et cherche à comprendre son sens véritable. En tant que «poète homosexuel», tel qu'il se définit, il tente de bouleverser les normes hétérosexistes de notre société. La cinquième partie du recueil présente le témoignage du grand-père maternel de l'auteur, Vital Bahuaud, héros de la seconde guerre mondiale, déporté en 1944 à Buchenwald.
Ce premier ouvrage de Bruno Bisaro surprend à plusieurs égards. En plus de remettre en question l’ordre établi, les poèmes qui le composent mettent l’accent sur le désarroi de l’être humain. Auteur-compositeur-interprète, Bruno Bisaro enregistre actuellement son premier album. Un poète de grand talent à découvrir !

Bruno Bisaro, L'intrépide Bruno Bisaropoésie, éditions Geneviève Pastre, 2005, 136 pages, 18,05 euros.

Acheter ce livre chez Adventice.com

revenir au sommaire ]



Petit manuel de lutte contre l'homophobie
par Jean-Sébastien Vallée

Publié en France chez H&O sous le titre Gayrilla et au Québec chez VLB sous le titre Sains et saufs, le nouveau livre de Michel Dorais (signé conjointement avec Éric Verdier) se présente comme un petit manuel de lutte contre l’homophobie à l’usage des adolescents. L'ouvrage offre des conseils pratiques pour aider les jeunes (et les moins jeunes) à combattre les attitudes de mépris véhiculées dans notre société face à la diversité sexuelle.

«Un livre comme celui-ci ne devrait pas exister. Avoir à expliquer à des jeunes qu’ils sont sains et qu’ils peuvent certainement s’en sortir saufs, même s’ils sont gays, lesbiennes, bisexuels, ambisexuels, queer, transgenres ou non conformistes dans leur manière d’être, cela devrait être inutile. Ce n’est malheureusement pas le cas, hélas.»
Après des années d’étude en tant que chercheurs et intervenants sociaux, Michel Dorais et Éric Verdier publient un livre choc aux allures de guide pratique. Les quinze chapitres de ce manuel se présentent sensiblement de la même manière : à chaque fois, les auteurs partent d'un témoignage concret pour mettre en évidence un «piège» à éviter qu'ils accompagnent ensuite de conseils pour se prémunir contre celui-ci, savoir réagir et aller de l'avant. Tout au long du livre, les auteurs font des efforts pour tenter d'encrer les faits dans la réalité des jeunes d'aujourd'hui.
Les différents chapitres n’ont rien de répétitifs. Ils adoptent un ton combatif nécessaire à ce genre d’ouvrage. Les titres sont accrocheurs et témoignent de la réalité. En voici quelques exemples : « On n’en a rien à faire de la honte, ou de la haine de soi à l’esprit critique » ; « On ne va plus jamais se taire ou de l’invisibilité à la présence entêtée » ; « Vos étiquettes, gardez-les pour vous ou comment se définir soi-même et refuser que les autres le fassent pour soi ».
Vivre sa différence sexuelle peut être très ardu pour les adolescents qui se heurtent quotidiennement à l’intolérance et à l’homophobie. Il est important que les jeunes sachent qu’il existe des moyens concrets pour s’en sortir. C’est ce que les auteurs de ce livre exposent. Michel Dorais, professeur à l’Université Laval, a déjà publié plusieurs essais chez VLB éditeur dont Les enfants de la prostitution (1987) qui traite de la marginalité, Éloge de la diversité sexuelle (1999) et Mort ou fif (2000) qui aborde la question du suicide chez les jeunes garçons homosexuels. Quant à Éric Verdier, il travaille en France comme psychologue et psychothérapeute. Il a fait paraître Homosexualités et suicide en 2003 chez H&O éditions, en collaboration avec  Jean-Marc Firdion.
En plus d’aider les jeunes, ce guide pourrait servir aux parents, aux enseignants et aux intervenants sociaux. Reste à voir si ceux-ci en feront usage. La version publiée en France par H&O éditions est sensiblement différente de la version originale québécoise, mais elle correspond mieux aux réalités européennes.

Michel Dorais et Éric Verdier, Sains et saufs, petit manuel de lutte contre l'homophobie à l'usage des jeunes, VLB éditeur, Montréal, 17,95 $ ou Petit manuel de gayrilla à l'usage des jeunes, H&O, Béziers (France), 11 euros, 2005, 176 pages.

Acheter ce livre chez Adventice.com

revenir au sommaire ]



Lola Van Guardia rêvait d'un téléroman lesbien
Entrevue et traduction : Pierre Salducci

En l'espace de quelques années, Lola Van Guardia s'est imposée dans le paysage littéraire espagnol avec sa trilogie barcelonaise qui met en scène une pleiade de personnages lesbiens délirants au ton unique et sarcastique. Également connue comme auteure sous son vrai nom, Isabel Franc, l'écrivaine espagnole nous raconte les péripéties qui l'ont amenée à produire cette trilogie et à la signer d'un pseudonyme. Elle fait le point sur la situation de la littérature lesbienne en Espagne et sur l'accueil qu'elle reçoit en général tant auprès du public que des professionnels.

Est-ce qu’il est facile d’adopter une thématique lesbienne dans un roman en Espagne aujourd’hui ?
La politique actuelle dans mon pays nous réserve d’agréables surprises. La loi sur le mariage entre personnes de même sexe est un pas important y compris pour ceux comme nous qui n’ont jamais été partisans du mariage. Cela fait penser qu’il va y avoir beaucoup plus d’acceptation. Également pour la littérature à thématique lesbienne. Espérons-le ! Jusqu’à présent, on ne peut pas dire que ce fut facile. Mon éditeur, les éditions Egales, a eu des difficultés à mettre les livres en marché. Il est arrivé une anecdote très représentative avec le premier livre qui s’appelle en espagnol Con Pedigree (Avec pédigrée) et qu’on a traduit et publié en français sous le nom L’Inavouable Secret de Karina. La première version s’intitulait Con Pedigree. Culebrón lésbico por entregas (Avec pédigrée. Téléroman lesbien par épisodes). À cause de ce sous-titre, plusieurs librairies n’ont pas voulu le livre, d’autres ne l’ont pas mis en exposition et il a fallu le retirer. Dès la seconde édition, ce sous-titre n’apparaissait plus. Il semblerait qu’un des mots ait beaucoup dérangé mais nous n’avons pas réussi à savoir si c’était «téléroman» ou «épisode». D’après vous ?

Quel accueil avez-vous reçu avec votre trilogie lesbienne ?
Petit à petit, les éditeurs et le public vont s’ouvrir à la thématique lesbienne, mais l’idée que cela n’intéresse que les lesbiennes est encore très enracinée. Comme c’est curieux ! Moi, je n’ai rien à voir avec les voyages interplanétaires et, pourtant, 2001 une odyssée de l’espace (où, en passant, n’apparaît aucune femme) m’intéresse quand même. Pourquoi une histoire de lesbiennes ne pourrait-elle pas intéresser le reste du monde ? Ce type de préjugés est encore très forts. On dit, par exemple, que Le Puits de la solitude de Radcliffe Hall est un livre indispensable dans la bibliothèque de toute lesbienne qui se respecte. Je suis sûre que si ce n’était pas lesbien, ce serait un livre indispensable dans n’importe quelle bibliothèque. Chez les lesbiennes, cependant, Lola Van Guardia a reçu un très bon accueil. Sûrement parce qu’elles ont eu peu d’occasion de s’identifier à des personnages et à des histoires d’une forme si décontractée. Ce que les fans m’ont le plus dit, c’est «merci de nous avoir fait rire», un commentaire qui m’a toujours bouleversée. C’est que l’histoire des lesbiennes a toujours été très associée à la tragédie. Je crois qu’un nouveau langage en forme d’auto-dérision est en train de naître et c’est très sain.

Vous avez signé votre trilogie barcelonaise sous un pseudonyme, pourquoi ce choix ?
Le pseudonyme est né comme un jeu. En principe, nous avions l’intention de faire de Con pedigree un véritable téléroman en épisodes (d’où le sous-titre). Le projet était que les gens se déplaceraient, qu’ils iraient à la librairie chercher le chapitre du mois, qu’ils le commenteraient, qu’ils essaieraient de deviner l’histoire, etc. et pour ça, nous avons choisi un pseudonyme qui s’identifierait clairement comme un pseudonyme. Mais cette idée ne fut pas possible – techniquement, c’était très compliqué. Nous avons décidé de conserver le pseudonyme avec l’intention de maintenir cette intrigue sur la création du livre. Et c’est ce que nous avons fait. On ne savait pas qui l’avait écrit et plusieurs noms impensables ont alors circulé. Les éditeurs et moi nous sommes mis d’accord pour le faire de cette façon avec l’intention de révéler le nom de l’auteure par la suite. Mais quand ce moment est arrivé, ils m’ont demandé un autre livre, compte tenu du succès du premier, et plus tard un autre, puisqu’il n’y a jamais deux sans trois. C’est ainsi que ce qui devait être un suspense momentané est devenu un anonymat de presque cinq ans. Cette époque a eu pour moi ses avantages et ses inconvénients. L’inconvénient principal était de ne pas apparaître publiquement; et l’avantage, c’est que j’ai reçu des critiques très sincères, parce que les gens me parlaient de mes livres sans savoir qu’ils étaient de moi. Souvent, ils me les recommandaient. C’était très drôle.

Est-ce que vous préparez un nouveau livre ? Quels sont vos projets ?
Mon prochain livre sortira chez Lumen, une maison d’édition générale et prestigieuse. L’éditrice m’a proposé l’idée de récupérer une des personnages qu’a créée L. M. Alcott dans Mujercitas (Petites femmes) : Jo March, celle qui voulait vivre comme un gars et devenir écrivain. Elle a été une référence pour plusieurs d’entre nous. Mais à la fin, elle s’est mariée et a cessé d’écrire. Pourquoi ? Ce qu’on m’a proposé, et que je n’ai eu aucun mal à accepter, était d’expliquer Les Raisons de Jo (c’est le titre du livre), de son propre point de vue. Cela représente une façon d’écrire différente des précédentes, avec un autre registre, une autre voix, d’autres éléments, beaucoup de documentation…. et cet ensemble me paraît très intéressant. En plus, je dois me mettre dans la peau d’une personnage qui existe déjà, faire une symbiose avec elle. En ce sens, je dois dire que la convivialité avec Jo est passionnante, et m’a fait tomber amoureuse d’elle.

Y aura-t-il une suite à l’aventure de Lola Van Guardia et à votre trilogie ?
En ce qui concerne Lola Van Guardia, en vérité, j’ai très envie de revenir à elle, à cet univers de femmes, à ce ton si exagérément parodique. Je n’écarte pas la possibilité de travailler de nouveau avec elle, comme nous l’avons fait pour No me llames cariño (Ne m’appelle pas chéri), il est même possible que je la laisse travailler toute seule. Elle aime prendre toute la place et peut même se faire très pesante.

D’après vous, qu’est-ce qui caractérise l’écriture lesbienne ?
Il y a une question qui me préoccupe depuis toujours, c’est l’utilisation d’un langage non-sexiste. Les langues sont très masculines, très androcentriques, et elles nous ont beaucoup contaminés. Souvent, il est difficile ou trop lourd de résoudre les problèmes qui se présentent en ce sens, si bien qu’un beau jour j’ai décidé d’utiliser le genre féminin, et un point c’est tout. En fin de compte, pendant trois millénaires, nous, les femmes, avons dû supporter d’être incluses dans des expressions qui s’employaient seulement au masculin. Il est maintenant temps de changer ça, n’est-ce pas ?

Les romans de Lola Van Guardia sont traduits en français aux éditions Odin. Voir la présentation des livres dans le numéro 28 de La Référence, août 2005.

Acheter ces livres chez Adventice.com

revenir au sommaire ]



À la rencontre de la librairie Violette and Co
Entrevue : Pierre Salducci

La littérature gaie et lesbienne ne pourrait jamais connaître l'essor qu'elle poursuit aujourd'hui sans le formidable travail de professionnels qui s'engagent au quotidien pour la soutenir, la faire connaître et la diffuser. Parmi ces professionnels, on trouve bien sûr les auteurs et les éditeurs, mais aussi les libraires dont le rôle est particulièrement important car sans eux, nombre de livres resteraient introuvables ou enfouis dans un anonymat qui les empêcherait de trouver leur véritable place ou identité. Pourtant, se spécialiser en littérature gaie et lesbienne est loin d'être une mince affaire. Nous avons demandé aux propriétaires de la librairie Violette and co de nous raconter ce qui les a amenées à ouvrir leur librairie et comment elles se positionnent face au marché du livre généraliste.

- Depuis combien de temps est ouverte votre librairie ? Qui en a pris l’initiative et pourquoi ?
Violette and Co a ouvert ses portes le 12 février 2004, il y a donc un an et demi. Elle est l’initiative de deux femmes Catherine Florian et Christine Lemoine qui ont commencé à travailler sur le projet en février 2003. Leur but était de créer une librairie à la fois lesbienne, gaie et trans (avec une emphase sur le côté lesbien), et féministe puisqu’il n’en existait plus à Paris ou même en France. Ces orientations continuent à être d’actualité.

- Vous avez décidé d’ouvrir votre librairie à l'extérieur du Marais, le quartier gay de Paris, pourquoi ce choix ?
Pour plusieurs raisons : d’abord il existait déjà une très bonne librairie dans le Marais ; ensuite le Marais est devenu l’un des quartiers les plus chers de Paris et nous pensons qu’il est important de maîtriser les coûts de structure (donc de loyer) pour perdurer. Nous avons donc cherché dans deux ou trois quartiers qui nous semblaient à la fois intéressants et accessibles. Le choix du XIe arrondissement où nous avons trouvé le local s’est révélé judicieux : d’abord il n’est pas très excentré (c’est tout près de la Bastille) et ensuite, c’est un quartier dynamique, qui bouge et qui est en pleine évolution, un vrai village où vivent énormément de gais et de lesbiennes ou à proximité. Par ailleurs, ouvrir une librairie de ce type à cet endroit nous a donné une visibilité qu’on n'aurait peut-être pas eu dans le Marais essentiellement fréquenté par des gais : des gens du quartier (hétéros) fréquentent aussi la librairie pour le choix des nouveautés et pour notre fond, qu'on a élargi à la littérature et aux essais pas forcément liés à la culture gaie et lesbienne mais où les femmes sont mises à l’honneur ainsi que les textes qui traitent de questions de société.

- Quelles sont les spécialités et particularités de votre librairie ? À qui s’adresse-t-elle principalement ?
Nous visons une clientèle de lesbiennes, de trans, de gais, de féministes et plus généralement de toute personne à l’esprit ouvert et curieux qui a envie de découvrir autre chose que les best-sellers du moment. Il est vrai que les gais ne viennent encore pas assez, probablement parce que le lieu est tenu par deux femmes et aussi parce qu’ils voient que la proportion gai/lesbienne est inversée par rapport à d’autres lieux. Mais ceux qui viennent sont ceux qui habitent le quartier et qui aiment les conseils qu’on peut leur donner. Une de  nos particularités par rapport à d’autres librairies spécialisées est notre rayon jeunesse assez important où nous tentons de réunir tous les ouvrages qui traitent d’homosexualité et d’homoparentalité d’une part, et d’autre part de faire un choix de livres qui ne soient ni sexistes ni racistes par exemple. Nous avons également un espace en mezzanine exclusivement dédié aux expositions et c’est là que nous organisons nos rencontres avec des auteurs-es. D’ailleurs, nous avons beaucoup de demandes pour exposer et nous avons choisi au départ (cela reste encore vrai) de privilégier les œuvres qui traitent d’une manière ou d’une autre des représentations lesbiennes ou gais, et des femmes, plutôt que l’abstrait par exemple.

- Organisez-vous des activités ou événements spéciaux (rencontres, lectures, signatures) ?
Oui, beaucoup, et c’est peut-être là notre image de marque. Nous organisons en général au moins une rencontre par semaine avec des écrivains-es et auteurs-es d’essais. La plupart attire beaucoup de monde. Les présentations de textes littéraires sont souvent accompagnés d’une lecture. Nous faisons aussi des hommages à des écrivains-es comme Violette Leduc, Christiane Rochefort, Jean Genet (à l’automne prochain), ce qui permet de les (re)découvrir. Enfin, nous participons aussi à des événements extérieurs comme des festivals de cinéma où nous tenons une table de vente et organisons des signatures.

- Quels sont vos coups de cœur littéraires, ceux que vous recommandez volontiers ? Et quels sont vos meilleurs vendeurs, les livres qui se vendent le plus, le mieux ?
Pour les coups de cœur, nous en avons plusieurs mais préférons ne pas mettre en avant tel ou tel titre. En fait, nous essayons de recommander des livres en fonction de la personne qui nous demande conseil et de comprendre d’abord ce qu’elle cherche et qu’elle est sa sensibilité au lieu de conseiller toujours les mêmes titres que nous avons aimés. Quant aux meilleures ventes, il y a bien sûr les romans de Sarah Waters et dernièrement nous avons très bien vendu Trouble dans le genre de Judith Butler. Et il y a aussi les DVD qui en général marchent très bien.

- Le journal Le Monde présentait l’été dernier la littérature gaie et lesbienne de cette façon : « Comme il existe un coin pour les livres de cuisine ou les ouvrages de décoration, on trouve, dans les librairies anglaises, un rayon gai et lesbien. » Que pensez-vous de cette vision ?
D’expérience, nous savons que réunir dans un rayon des librairies généralistes les ouvrages gais et lesbiens leur donnent une visibilité qu’ils n’auraient pas s’ils étaient noyés dans la masse des livres. Ils se vendent donc mieux. Nous ne sommes pas d’accord avec celles et ceux qui ne veulent soi-disant pas être "getthoïsés-es". À l’exception de quelques auteurs-es très connus-es qui bénéficieront d’une couverture médiatique et de l’attention des libraires, les autres seront lus-es presque exclusivement par les gais et les lesbiennes. Donc, autant que ceux et celles-ci trouvent leurs livres ! Il ne faut pas se faire d’illusion : les hétéros ne lisent pas la littérature homo. Ceci dit, en France, seule une poignée de librairies ou de chaînes culturelles possède un rayon gai et lesbien. La plupart s’y refuse catégoriquement, ne voulant pas faire le jeu de ce qu’elles appellent le "communautarisme", c’est une position culturelle et politique à l’opposé du monde anglo-saxon. Par ailleurs, il faut chaque fois trouver une personne capable de s’en occuper, ce qui n'est pas si évident ! En ce qui nous concerne, en tant que librairie spécialisée, nous préférons évidemment que les librairies généralistes fassent l’impasse sur la littérature gaie et lesbienne : commercialement, cela nous amène plus de clients-es ! D’ailleurs dans d’autres pays le développement de rayons homos (nous ne parlons pas d’une ou deux tablettes) a tué certaines librairies spécialisées. Ce n’est bien sûr pas la seule raison ni la principale (celle-ci étant la concentration des librairies et l’absence de politique culturelle sur le contrôle du prix du livre), mais ça y a participé.

Plus d'info et le programme complet des activités : http://www.violetteandco.com/librairie/


revenir au sommaire ]



Jamie O'Neill, deux garçons et la mer
par Pierre Salducci

En des temps troublés par les échos de la Grande guerre, et à la veille de la sanglante insurrection contre les Britanniques, une histoire d'amour tendre et tragique va naître au fil des jours entre deux jeunes garçons. Jim, plutôt réservé, qui semble destiné à la prêtrise, et Doyler, rebelle des bas quartiers, se retrouvent tous les matins sur les rochers du Forty Foot pour se baigner. Ils font le serment de traverser à la nage la baie de Dublin, un an plus tard, le jour de Pâques 1916, pour aller planter un drapeau irlandais sur un îlot battu par les flots.

Auteur de trois romans, Jamie O'Neill est né en 1962 et a grandi à Dun Loaghaire, près de Dublin. Il vit et travaille aujourd'hui dans le Connemara. Paru en anglais sous le titre original At swim, two boys, Deux garçons, la mer a paraît-il reçu de nombreux prix littéraires dans son pays et à l'étranger. Pourtant, cette énorme brique de presque 700 pages ne décolle jamais et on s'y ennuie ferme. Misérabiliste à souhait, les personnages parlent un langage difficilement compréhensible et ce qu'on nous présente comme une histoire d'amour entre deux garçons est ici réduit à sa plus simple expression. De plus, les innombrables références à la culture et à l'histoire si particulière de l'Irlande rende son approche particulièrement hermétique pour les non-spécialistes. 
Depuis qu'elles se font connaître dans toute la francophonie grâce à leur traduction des Chroniques de San Francisco, de Armisted Maupin, un bon coup qui leur a assuré d'un coup prestige et notoriété, les éditions Passage du Marais ont presque aussitôt replongé dans l'anonymat, ne publiant que de rares titres sur plusieurs années. Et ce n'est malheureusement pas la parution de romans de ce genre  qui permettra à cette petite maison parisienne de revenir sur le devant de la scène. Comme quoi, surfer sur la vague du succès n'est pas toujours si facile. On attendait beaucoup mieux de la part d'un éditeur qui dispose de tels moyens et d'une telle réputation.

Jamie O'Neill, Deux garçons, la merroman, éditions Passage du Marais, 2005, 670 pages, 24 euros.

Acheter ce livre chez Adventice.com

revenir au sommaire ]



Trois mois d'attente pour un Fermontois, de Robin Gravel
par Jean-Sébastien Vallée

Mardi 20 septembre dernier, le jeune auteur québécois de 29 ans, Robin Gravel, lançait son premier roman : Trois mois d’attente pour un Fermontois. L'événement s'est tenu dans les locaux de la toute nouvelle librairie gaie de Montréal, chez Serge et Réal.

Après deux recueils de poésie, publiés à compte d’auteur, et un radio-théâtre, Robin Gravel nous transporte « dans son univers, dans une histoire presque vraie, à quelques détails près.» Un univers heureux, semble-t-il, où chacun est responsable de son propre destin.
Robin Gravel nous raconte une histoire simple et divertissante. Robert, artiste-peintre désillusionné, est à la recherche de l’homme idéal. À la suite d’une relation décevante, il hésite à rencontrer quelqu’un de plus. Mais voici que, sur Internet, il fait la connaissance d’Anthony, un Fermontois. Après des semaines de tergiversations, de questionnements et de remises en question, Robert décide de se fier à son instinct et de tenter sa chance. Les deux hommes se rencontrent finalement après trois mois - d’où le titre Trois mois d’attente pour un Fermontois. Emporté par les événements, Anthony trouvera alors l'occasion pour révéler son homosexualité à sa famille de Fermont. Selon Robin Gravel « le personnage d'Anthony, habitant une ville éloignée, permet de comprendre comment l'homosexualité est vécue, ailleurs qu'à New York, ailleurs qu'à Montréal, avec les patrons, la famille, les amis. Fermont - une ville isolée du grand nord québécois, protégée du froid par un mur circulaire qui l'encercle sur la moitié de sa périphérie - restait un endroit mystique, captivant et idéal pour représenter une autre réalité que celle des grandes villes et des métropoles habituelles. »
En toute simplicité, l’auteur présente des personnages crédibles, drôles et passionnés. Pour Robin Gravel, pas question d’aborder des thématiques tragiques dans son livre. « Dans la plupart des histoires gaies, le sida, les meurtres ou l'homophobie, sont des sujets fréquemment représentés, rendant l'homosexualité plus difficile à accepter », déplore-t-il. « J'ai voulu créer des ''héros'' qui arrivent à s'épanouir et continuent à évoluer malgré les préjugés qui existent encore, malgré leurs différences. » Le roman de Robin Gravel mérite une attention particulière. La réalité qu’il présente, c’est-à-dire un quotidien des plus ordinaires, s’apparente grandement à celle de plusieurs gais.
Une fin heureuse semblait inévitable. En effet, le dénouement probable de l’histoire se dessine assez tôt. Malgré cela, l’auteur réussit à nous étonner, car les surprises sont nombreuses. Jusqu’à la fin, l’intrigue demeure intéressante. On se surprend même à vouloir connaître l’avenir des deux protagonistes. Robin Gravel avoue qu’une suite à Trois mois d’attente pour un Fermontois serait envisageable « puisque les personnages sont encore en vie...! » Il n’écarte pas la possibilité de nous présenter cette suite, plus tard. « Pour l'instant, j'ai d'autres projets d'écriture avec d'autres personnages tout aussi originaux, confrontés à des situations loufoques. »

Robin Gravel, Trois mois d’attente pour un Fermontois, Brossard, Éditions Pour tous, 2005, 228 pages, 20 $.

Achetez ce livre chez Serge et Réal, libraires, 1455, rue Amherst, Montréal. Tél. : (514) 527-7759

Éditions pour tous : 2860, croissant de la Marquise - BROSSARD (Québec) J4Y 1P4 Canada Tel.: 450-676-8770 / E-Mail : eptous@videotron.ca

revenir au sommaire ]



Pierre Salducci aux îles Canaries

Pierre Salducci annonce aujourd'hui officiellement qu'il a quitté le Québec de façon définitive, le 27 août dernier.

DSCN0013.JPG (621917 octets)Arrivé à Montréal le 29 août 1989, exactement la semaine même où l’écrivain Yves Navarre, illustre Prix Goncourt 1980, avait décidé de fuir la France pour émigrer dans la Belle Province – une expérience qui devait malheureusement s’achever pour lui de façon tragique à peine quelques années plus tard - Pierre Salducci a ainsi vécu 16 ans presque jour pour jour dans la métropole québécoise. Il est devenu citoyen canadien en 1994.
Les amis de l’écrivain, dont plusieurs collaborateurs de La Référence, s’étaient donné rendez-vous à l’aéroport Dorval-Trudeau pour un au revoir tout particulier. En effet, plusieurs d’entre eux lui ont fait la surprise de se présenter déguisés en travestis transformant ainsi les circonstances en un événement exceptionnel et inoubliable. Il va sans dire que le joyeux petit groupe, digne d’un film de Fellini, n’a pas manqué de se faire remarquer créant toute une animation dans les couloirs de l’aéroport.
Pierre Salducci avait déménagé au Québec un peu par hasard pour poursuivre ses études de doctorat en littérature québécoise, précisément sur le romancier Robert Charbonneau. Dès la première année, il commence à travailler pour la revue et les éditions XYZ avec lesquelles il entretenait déjà des relations professionnelles depuis Paris, en tant que rédacteur en chef de la revue NYX. Début 1991, il est recruté au quotidien Le Devoir par Robert Lévesque, où il commence une carrière de critique littéraire qu’il poursuivra ensuite à la radio et à la télévision de Radio-Canada, ainsi que pour de nombreuses revues et publications dans toute la francophonie.
En tant qu’auteur, Pierre Salducci se fait d’abord remarquer comme nouvelliste quand il remporte le premier prix des éditions Aléi en 1988, puis le prestigieux prix de la ville de Saint-Quentin au Festival de la nouvelle de 1992, et enfin le Grand prix de la nouvelle de la revue XYZ en 1994. Il publie son premier recueil de nouvelles en 1993 aux éditions VLB, sous la direction de Jacques Lanctôt, puis commence une carrière de romancier avec Retour sur les années d’éclipse en 1996 chez Stanké, premier volume d’un triptyque d’autofiction qu’il complète en 2000 avec Journal de l’infidèle aux éditions Vents d’Ouest et Nous tous déjà morts, de nouveau chez Stanké. Parallèlement, il rédige la biographie de l’animateur de télé Gaston L’Heureux (1996) et fait paraître un livre hommage à Yves Navarre en 1998.
En 1996, Pierre Salducci entre au Centre Communautaire des Gais et Lesbiennes de Montréal dont il relance et dirige la bibliothèque et le centre de documentation. L’année suivante, il crée et anime les rencontres littéraires Des livres et des hommes et reçoit ainsi chaque mois pendant deux ans les plus grands auteurs de la littérature gaie et lesbienne francophone dont le regretté auteur belge Laurent de Graeve sur lequel il est en train de préparer un ouvrage commémoratif. Militant engagé, l’écrivain s’est également investi dans la lutte contre le sida en s’impliquant dans des organismes tels que la Fondation Farah, Action Séro Zéro et au CPAVIH. En août 2003, il révèle publiquement sa séropositivité dans le magazine mensuel L’Itinéraire tout en prenant position contre le confinement des séropositifs dans la honte et le silence.
En 1999, Pierre Salducci devient directeur littéraire des éditions Stanké pour lesquelles il fonde la collection de littérature gaie L’Heure de la sortie, unique en son genre au Canada, qui publiera la première traduction française du réputé romancier américain, Felice Picano, les premiers romans de Pascal Delorme et Jean-Paul Daoust, deux nouveaux titres du romancier français Jean-Paul Tapie, ainsi que l’essai collectif, Ecrire gai, qui est resté à ce jour une référence précieuse et incontestable dans son domaine et auquel ont contribué des personnalités aussi réputées que Edmund White et Guillaume Dustan.
En 2002, Pierre Salducci met en ligne son propre site Internet, www.salducci.com, sur le thème de l’autofiction, qu’il programme et rédige lui-même. La même année, il fonde l’Union des écrivains gais, une initiative unique dans la francophonie, de concert avec le romancier Sir Robert Gray, qui a pour mandat de soutenir la diffusion et de favoriser la visibilité de la littérature gaie, puis il lance La Référence, un cybermagazine consacré à l’actualité de la littérature gaie et lesbienne en français qui existe maintenant depuis trois ans. En 2005, il crée un concours international de nouvelles dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre l’homophobie, avec la collaboration de la Fondation Emergence et de la revue La Voix du Village.
Au cours des dernières années, Pierre Salducci a signé de nombreux articles dans la presse, essentiellement sur des questions sociales et culturelles, notamment pour les revues Têtu, Le Point, L’Itinéraire, Ici Montréal et La Voix du Village. Il a également participé à de nombreux colloques, tables rondes, conférences ou émissions dans différents pays. Il enseigne aujourd’hui l’écriture, et offre ses services de conseil en édition et de directeur littéraire. D’ores et déjà, l’année 2006 s’annonce chargée pour lui puisque les éditions Biliki de Bruxelles ont décidé la réédition de ses deux premiers romans qui paraîtront pour la première fois en Europe. Un livre d’entretien sur les questions gaies et lesbiennes est également à paraître aux éditions Québec / Amérique sous la direction de Mireille Bertrand.
Pierre Salducci est maintenant installé en Espagne, aux îles Canaries, d’où il compte poursuivre ses activités d’auteur, de journaliste, de militant et de conseiller en écriture. À l’heure du bilan, il tient à remercier toutes les personnalités qu’il a pu rencontrer au Québec et qui l’ont aidé dans ses démarches et initiatives : ses professeurs, éditeurs, employeurs, collègues et amis sans qui rien de tout cela n’aurait été possible.

En apprendre plus :

revenir au sommaire ]


      

 

Pour 2 DVD GAY TIGER PROD achetés le troisième est offert.


La Référence, toute l'actualité du livre gay et lesbien

Rédacteur en chef : Pierre Salducci (www.salducci.com) / Collaborateurs / Ligne éditoriale / Logo La Référence : Pablo Cruz, agence Punto Net  (www.puntonet.info) / Pour nous écrire : Contact / Pour vous abonner gratuitement / Visitez notre site à cette adresse : www.la-reference.info / La Référence vous parvient des îles Canaries (Espagne) / © Tous droits réservés - tous pays 2004-2007

          Analyse d'audience