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17 Avril 2005 - Numéro 24 - 3e année ©

 

Au sommaire de ce numéro:

 



Quand Maud Tabachnik regarde le diable en face
par Pierre Salducci

Signe des temps, le roman policier gai et lesbien ne cesse de se développer depuis quelques années en Europe comme en Amérique. Joseph Hansen, qui vient de mourir, fit œuvre de précurseur tandis qu’aujourd’hui Michael Nava en digne successeur connaît un succès fulgurant. Du côté des femmes, plusieurs noms sont apparus comme Val MacDormit, Stella Duffy, Sandra Scoppettone et même celui de la québécoise Danièle Charest. Mais ne dites pas à Maud Tabachnik qu’elle écrit du polar, car la reine du suspens français s'est vouée tout entière au roman noir.

« Le roman policier se présente plutôt comme un jeu intellectuel de la recherche alors que le roman noir pose un regard sur notre société et embrasse le monde entier », précise celle qui cherche à mettre à nu « nos zones d’ombre inombrables et à dénoncer la barbarie qui nous entoure ». Ses livres traient des problèmes d’aujourd’hui : violence, racisme, terrorisme, corruption, lutte armée, sadisme, cruauté, domination, etc. Et dans chacun d’entre eux, Maud Tabachnik fait intervenir un personnage homosexuel ou prend position en faveur de l’homosexualité. Ouvertement lesbienne, elle confie : « Je voudrais que notre façon d’aimer ne pose de problème à personne. Sinon, ça montre qu’on a peur et je ne peux pas le suporter. Ça m'énerve quand les gens connus ne s'affichent pas. C'est idiot de ne pas le dire. Je crois que quand on est clair, c'est un message d'espoir pour ceux qui n'osent pas s'afficher et, en plus, ça fait taire les commentaires, parce que sinon les gens autour se posent des questions, ça alimente les discussions. »
Son nouveau titre, J’ai regardé le diable en face, met en scène la déjà célèbre enquêtrice Sandra Khan, une journaliste américaine toujours prête à parcourir le monde pour dénoncer les injustices. C’est la cinquième fois que la romancière fait appel à ce personnage qu’elle a créé dans Un été pourri et qui était alors confronté à la disparition de sa compagne, violée et assassinée. Plusieurs années plus tard, Sandra Khan est maintenant en relation avec Nina qu’elle plante régulièrement à la maison dès qu’il s’agit de partir en reportage. Au cours de son enquête, elle ne manquera pas de séduire la belle Violeta, une argentine torride avec laquelle elle passera une intense nuit d’amour magnifiquement décrite. Cela dit, la quête de Sandra Khan va beaucoup plus loin car, comme le rappelle Maud Tabachnik, « mon personnage homo n’est pas déterminé par sa sexualité mais avant tout par sa personnalité ».
Dans J’ai regardé le diable en face, Maud Tabachnik démonte tout un système de corruption et de crime organisé qui a favorisé l’assassinat, le viol et la mutilation de centaines de jeunes femmes au cours des dernières années à Ciudad Juarez, au Mexique. « J’ai écrit ce livre sur un coup de colère », confie l’auteure avant de rappeler : « Au Mexique, comme partout dans le monde, les femmes meurent parce que nées femmes. » Le résultat est très prenant et souvent violent.

En effet, les scènes de torture et de découpage du corps humain sont ici fréquentes et impressionnantes mais il s’agit d’une volonté délibérée de l’auteure : « Si je dis que dix personnes ont été tuées, ça ne provoque aucune réaction parce que c’est abstrait et qu’on y est habitué, mais si je montre ce qu’on a fait à ces gens-là, vous allez prendre conscience de l’horreur car on peut la visualiser. Si en plus, on met des noms sur les corps, si on leur donne une identité, c’est encore plus fort, parce que ça interpelle les gens, comme s’ils connaissaient les victimes. Et c’est ce que j’ai fait dans le livre. J’ai cité la liste des victimes connues. Ce sont leurs vrais noms et leur véritable histoire. »
Ainsi découvre-t-on, entre autres, le sort misérable de la petite Matilda Vasquez enlevée et sequestrée. La romancière nous fait vivre la scène du point de vue de cette adolescente de douze ans, avec ses pensées affolées, ce qu’elle voit, ce qu’elle entend, ses conclusions naïves et ses espoirs d’enfant. Ses ravisseurs évoquent alors la torture qu’ils lui réservent mais il ne se passe rien sur le coup. Ce n’est que plus tard, en retrouvant le corps, et en constatant que la mise en scène est exactement celle qui a été évoquée par les tueurs, qu’on comprend que tout s’est déroulé tel que prévu dans les moindres détails. Un procédé narratif excellent qui naît spontanément sous la plume de l’auteure puisque celle-ci ne fait même pas de plan et écrit tout d’une traite sans jamais rien reprendre. « Quand j'en suis au début, je n’ai aucune intuition de qui va rentrer dans le livre. Les choses s’imposent. Je me raconte l’histoire en même temps que je l’écris. C’est ça, mon aiguillon. »
Malgré son contexte horrible et révoltant, J’ai regardé le diable en face offre un véritable plaisir de lecture. Les rebondissements sont permanents. Plus le récit évolue plus les chapitres s’enchaînent rapidement. L’action se précipite et déboule aussi soudaine et dévastatrice qu’une avalanche. Portée par son engament social et sa volonté d’aider, Maud Tabachnik nous expose avec facilité des situations complexes aux nombreux personnages. L’atmosphère de la ville frontalière est très bien rendu, jusqu’aux décors, aux odeurs et aux caprices du climat, tous très réalistes. Non dénuée d’un humour bien à elle et animée par une détermination que rien ne semble pouvoir arrêter, Maud Tabachnik fait à présent résolument partie du club très sélect des maîtres du roman noir. À lire absolument, d’autant plus si vous êtes à la veille d’un voyage au Mexique.

Maud Tabachnik, J'ai regardé le diable en face, roman, collection "special suspens", Éditions Albin Michel, 2005, 29,95 $.

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L'Âme frère de Gilles Jobidon
par Paul-François Sylvestre

Après avoir remporté le Prix Robert Cliche du premier roman et le prix Ringuet de l’Académie des lettres du Québec avec La Route des petits matins (2003), l'auteur Gilles Jobidon signe à présent L'Âme frère, un livre qui  chante l’amour avec sensibilité et intelligence. En racontant l’histoire de deux « bougres » condamnés par l’amour du temps de la Nouvelle-France, le romancier démontre que sa marque de commerce se loge à la fois à l’enseigne d’une facture minimaliste et d’une densité littéraire rare.

En 1691, Jean Fillio dit Dubois et Nicolas d’Aucy dit Saint-Michel sont découverts en pleine nuit. Ils sont nus comme des vers, endormis dans les bras l’un de l’autre. Les deux soldats sont accusés d’avoir commis des actes d’impudicité contre nature et de s’être vautrés dans le vice sodomatique de « bougrerie ». Cet incident est relaté et documenté dans l’essai Bougrerie en Nouvelle-France (que j’ai publié en 1983). Or, voici que le romancier Gilles Jobidon s’en inspire pour écrire L’Âme frère, un roman plein de fantaisie et de poésie, plein de rebondissements et d’émerveillement. L’auteur décrit les faits tels qu’ils se sont déroulés au xviie siècle, sans changer les noms de ses personnages et sans passer sous silence les vingt coups de fouet auxquels Jean Fillio a été condamné, en plus d’être marqué au fer rouge, banni de la colonie à perpétuité et déporté vers les îles.
La plume de Jobidon est suave. Avec une économie de mots, l’auteur décrit comment Jean et Nicolas se donnent l’un à l’autre : « En eux s’exalte le désir, comme l’air trousse les jupes du ciel, déporte loin sa fureur, dévaste ce qu’il y a là, debout, devant, toujours à dévaster. » La scène du châtiment imposé aux deux bougres nous place aux premières loges de ce qui constituait alors un véritable spectacle. Il faut savoir que, dans la colonie, « la peine du fouet, la pendaison par les aisselles, (…) l’exposition publique au carcan, au pilori ou sur le cheval de bois sont des spectacles courus. On n’a guère les moyens de s’offrir si bon divertissement à aussi peu de frais. »
Le romancier s’est remarquablement bien documenté et chaque scène semble émaner non seulement d’une solide recherche, mais également d’une mûre réflexion, d’une folâtre imagination et d’une sensuelle écriture. Il est question de
«  et qui était la façon dont on désignait les homosexuels à l'époque); les protagonistes sont « de la confrérie » ou « de la paroisse ». Et monsieur le curé prêche comme si la colonie entière était peuplée d’âmes « purulentes de mollesse, de concupiscence, de stupre et de fornication ». Il est aussi question des suites données à « cet amour dont on ne saurait faire mention ». La fille de Nicolas d’Aucy entre en scène et c’est là que la folâtre imagination de Gilles Jobidon prend son envol. Le lecteur ne tarde pas à comprendre que « de la vie rien n’est jamais à comprendre ». Il découvre surtout que « la nature est chose trop étrange pour en savoir les fins, les détours méandreux ».
Jean Fillio est fustigé de vingt coups de fouet, mais je me demande si ce n’est pas le romancier qui a sué sang et eau tellement il semble s’être imposé une discipline rigoureuse pour en arriver à ciseler des phrases pleines de poésie. Il écrit, par exemple, que « peu d’hommes font aurore de leur chagrin ». Ensorcelé par la nature, il décrit la beauté d’une forêt en précisant « qu’on se croirait abrié des voûtes d’une cathédrale ». Il pèse chaque mot et ne retient que ceux qui sont essentiels. Sans doute parce que Gilles Jobidon sait qu’« il y a des regards qui disent plus que tous les mots des langues ».
L’âme frère demeure plus qu’un roman historique car il interpelle les lecteurs par sa modernité, tant au plan du langage truculent que par sa thématique homosexuelle. L’ouvrage réussit à nous plonger dans un univers passé, et peut-être même présent, où l’intolérance qui marginalise les êtres osant vivre leurs différences engendre une fureur de vivre quasi épique.

Gilles Jobidon L'Âme frère, roman, Montréal, Editions VLB, 2005, 128 p.

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Homophobie : État des lieux
par Pierre Salducci

Nombreux sont ceux pour qui l’homophobie reste une notion abstraite, voire lointaine, dont on ne parle que dans les journaux, et peut-être même pour plusieurs d’entre nous. D’un certain côté, c’est une bonne chose car cela signifie qu’ils n’y ont jamais été confrontés. Pourtant, d’un autre côté, il faut parfois avoir le courage de se confronter à la réalité pour mieux la mesurer, prendre conscience de son existence et, surtout, s’en protéger. C’est ce que nous invite à faire Serge Simon avec son livre Homophobie France 2004.

Pour situer un peu le contexte, il faut rappeler que le premier mariage gai français a été célébré par Noël Mamère, député-maire de Bègles et dirigeant du Parti Vert, en juin 2004. C’est suite à ce mariage, dont la validité n’a toujours pas été reconnue, qu’un torrent de haine homophobe a déferlé sur la petite commune de Gironde. En quelques semaines, près de 4 000 messages d’insultes et de menaces se sont déversés sur la municipatité. Ce sont ces messages que Serge Simon a décidé de rendre public et de publier, « pour témoigner et rendre visible l’ignominie ».
Serge Simon est un proche de Noël Mamère. Il a assisté au mariage de Bègles. Il a été témoin de la violence homophobe de certains des manifestants, violence dont le mariage n’était finalement qu’un prétexte. L’expérience l’a litéralement traumatisé. À propos de l’agitation que l’événement provoqua, il écrit : « Je fus choqué par le visage qu’elle prit le long des grilles de la mairie en ce jour ensoleillé de printemps. J’y vis de sgens simples qui auraient pu être mes voisins, mon boucher, mon collègue ou mon cousin, des êtres submergés par une violence individuelle devenue collective devant les murs de la mairie, haine aussi inouïe qu’inattendue. » Puis, il observe : « Je lus sur ces visages défigurés par la haine, la volonté de détruire, la volonté d’anéantir quelque chose. Une chose de l’ordre de la menace, indicible, à la fois invisible et ingérable. » Plus loin, il ajoute, au sujet des messages reçus : « L’inhumanité, la cruauté de ces écrits me bouleversèrent. Ils étaient la saillie d’une réalité horrible et pourtant ordinaire : l’homophobie. »
Dans ce livre-recueil sous forme de fac-similés, l’homophobie s’exprime en mots et en images, et ce principe de reproduire les messages sur leur support original donne au résultat une grande force. On contemple ainsi avec stupeur toutes ces écritures qui ont pris le temps de s’appliquer à tracer les mots de la haine, ou d’illustrer leurs propos avec des dessins (parmi lesquels des croix gammées) ou des collages. Plusieurs n’ont pas hésité à déféquer sur le papier puis à envoyer le résultat tel quel dans l’enveloppe avec des mots doux du genre : « Puisque vous aimez la merde ! » Les auteurs de ces lettres ont parfois signé de leur nom, sans la moindre honte, mais même si les noms ont été effacés, les en-têtes de leur papier à lettre sont toujours lisibles. On reste décontenancé en découvrant que plusieurs sont médecins, tandis que d’autres sont des employés de grandes compagnie comme France télécom. Des gens de tous milieux et de toutes origines, que seul unit le besoin de salir et de dénigrer. 
Cet ouvrage rappellera même aux plus sceptiques d’entre nous que l’homophobie est une menace bien réelle et qu’elle prend des formes d’une extrême violence. Serge Simon lui-même explique qu’il a mis longtemps à comprendre ce qu’était l’homophobie et comment elle se manifestait, y compris en lui. Mais depuis qu’il en a pris conscience, cet ex joueur de rugby devenu présentateur sportif à la télé a pris une position très claire. Dans son avant-propos, il conclut en ces termes : « Nous devons combattre l’homophobie. Chacun d’entre nous doit se faire le rempart de ce venin. J’espère que l’étalage de cette haine ordinaire amènera d’autres personnes à cette prise de conscience individuelle. » Un livre qu’il faut absolument se procurer et conserver précieusement, comme un devoir de mémoire, mais surtout pour se faire une idée exacte des réactions que l’homosexualité peut provoquer encore aujourd’hui, même dans des sociétés dites évoluées.

Serge Simon, Homophobie France 2004, document, Bordeaux, Éditions du bord de l'eau, 2004, 180 pages, 20 euros.

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Serge Brousseau Morin et les Chasse-regrets
par Jean-Sébastien Vallée

Les Chasse-regrets décrit la relation d'amitié entre deux hommes dont l'un a toujours caché à l'autre qu'il était gai. Ce nouveau roman de l'auteur montréalais Serge Brousseau Morin aborde les thèmes de la dépendance, de l’isolement, de l’amitié et du vieillissement.

Abélard est un prof de philo français émigré au Québec. À la retraite, il approche des soixante-dix ans et son ami Jean-Marie Isabelle, un de ses anciens élèves, propose de  lui organiser une petite fête. Loin d’accepter de vieillir, Abélard refuse d'abord catégoriquement qu’on célèbre sa « décrépitude ». Misanthrope, il veut finir sa vie dans la solitude de sa maison, en fredonnant des airs d’Aznavour et de Barbara. Mais il finit par accepter et les deux hommes se retrouvent l’après-midi qui précède la fête. Ils se remémorent leur rencontre, lorsqu’Abélard était encore un professeur cynique et passionnant et Jean-Marie un bel éphèbe séducteur.
Malgré de nombreuses années de fréquentation, Jean-Marie a toujours caché à son compagnon la vérité sur sa vie : il est gai et il a un fils de vingt-deux ans. Mais ce jour-là, les masques tombent et Jean-Marie se décide à révéler ses secrets provoquant une explosion inattendue. Abélard et Jean-Marie s’ouvrent véritablement l’un à l’autre pour la première fois. Les vrais sentiments voient le jour.
Avec une force langagière particulière,
Serge Brousseau Morin réussit à décrire sublimement la relation qu’entretiennent les deux amis de longue date. Très bonne histoire, remplie de dialogues captivants, Les Chasse-regrets ne laisse pas indifférent. À lire et à apprécier 

Serge Brousseau Morin, Les Chasse-regrets, Paris, Éditions Publibook, 2005, 15,50 euros ou 25,95 $.

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Découvrez la bibliothèque du Centre des gais et lesbiennes de Montréal 


Le retour de la revue Treize
Après plusieurs années d'interruption, la parution reprend avec une nouvelle équipe

La revue Treize, revue lesbienne, féministe et engagée, aura 21 ans cette année. Trimestriel de qualité, la revue Treize, encourage la réflexion, l’ouverture et la conscientisation de la communauté lesbienne. La nouvelle équipe de la revue est particulièrement sensible aux réalités lesbiennes et aux grands enjeux sociaux qui concernent notre communauté. Lieu de prise de parole, de réflexion et de créativité, la revue Treize est unique en son genre et son équipe souhaite encourager et valoriser la visibilité des lesbiennes dans la société québécoise. Le nouveau numéro propose des textes de Laure Neuville, Magali Deleuze, Andrea Zanin, Emmanuella St-Denis, Julie Picard, Caroline Lalanne, Lorraine Hébert, Nathalie Besson, Sophie Brisebois, Josée-Gabrielle Morisset et Anne Péluas.
La revue Treize cherche toujours des bénévoles capables de s'impliquer sérieusement dans la recherche de financement (publicités et subventions), l'organisation d’événements bénéfices et la production de la revue (illustration des articles, notamment).

Pour plus d'information : http://www.revuetreize.org

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La Référence fête ses trois ans
Devenez collaborateur et envoyez-nous votre avis sur les livres que vous avez aimés

Depuis sa naissance en tant que bulletin d'information de l'Union des écrivains gais - dont la parution était très épisodique, La Référence a beaucoup évolué et se présente aujourd'hui comme un véritable weg magazine entièrement consacré à l'actualité de la littérature gaie et lesbienne francophone. Unique en son genre, d'une facture moderne et pratique, votre magazine rejoint chaque mois plus d'un millier d'abonnés dans plusieurs pays ainsi que de nombreux visiteurs dans Internet. Notre lectorat est en augmentation constante et La Référence a récemment conclu plusieurs accords importants avec des partenaires de renom.

Pour célébrer notre anniversaire, nous vous offrons de vous ouvrir nos pages et de vous donner la parole. Envoyez-nous votre avis sur les livres que vous avez lus. Ceux que vous avez aimés comme ceux qui vous ont déçu. Proposez-nous vos idées de reportages. Votre texte sera peut-être publié.

Pour nous écrire et envoyer vos textes / Pour en apprendre plus sur La Référence :

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Concours de nouvelles « David Gros - Sébastien Nouchet »

L'Union des écrivains gais lance un concours international de nouvelles dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie.

Le concours est ouvert simultanément en France, en Belgique et au Québec. Les candidats et candidates sont invités à soumettre une nouvelle, un texte de réflexion, récit ou un témoignage, d'une longueur de 1300 à 1350 mots, illustrant une expérience ou une observation en relation avec l'homophobie. La date limite d'envoi des textes est le 30 avril 2005. Le règlement complet du concours est disponible sur le site de la Fondation Émergence, instigatrice de la Journée nationale de lutte contre l'homophobie, depuis 2003 déjà. À noter que l'Union des écrivains gais a décidé de dédier ce concours de nouvelles à Sébastien Nouchet et David Gros, tous deux cruellement victimes d'homophobie au cours de l'année 2004.
Au Québec, le texte lauréat sera publié par la revue La Voix du Village et les résultats seront annoncés le 1er juin 2005 au cours d'une soirée publique à laquelle seront conviés tous les auteurs participants. En Belgique, le concours est relayé par la collection Thé glacé qui publiera le texte lauréat sur son site, tandis qu'en France, l'initiative est soutenue par la revue Têtu. Les meilleurs textes en provenance des trois pays feront ensuite l'objet d'une publication en recueil aux éditions Biliki

Union des écrivains gais - Contact : la-reference@la-reference.info
Fondation Emergence - Règlement du concours : homophobie.org

Soutenez la Journée mondiale de lutte à l'homophobie et signez la pétition de l'International Lesbian and Gay Association

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Pour 2 DVD GAY TIGER PROD achetés le troisième est offert.


La Référence, toute l'actualité du livre gay et lesbien

Rédacteur en chef : Pierre Salducci (www.salducci.com) / Collaborateurs / Ligne éditoriale / Logo La Référence : Pablo Cruz, agence Punto Net  (www.puntonet.info) / Pour nous écrire : Contact / Pour vous abonner gratuitement / Visitez notre site à cette adresse : www.la-reference.info / La Référence vous parvient des îles Canaries (Espagne) / © Tous droits réservés - tous pays 2004-2007

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